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La Santé

Du point de vue de la pensée holiste...
Le développement personnel.

Généralités


Les deux processus en oeuvre dans le monde:

Le mode éthique ou mental du monde: l'ordre sénaire des philosophes

Le mode empirique ou physique du monde:
l'ordre fractal des mathématiciens



Préambules

Le sujet que nous allons aborder ici ne se prète pas seulement qu'à une description verbale car il s'agît d'un savoir universel qui ne se résume pas à ce que notre conscience intellectuelle seule peut nous enseigner, mais surtout à ce que chaque individu peut ressentir en lui-même dans l'instant, de façon intuitive et profonde. Un savoir universel et commun à toute l'humanité, fait du vécu de notre espèce, qui s'est construit de génération en génération, de cellule mère en cellule fille depuis la nuit des temps; Ce savoir est engrammé en chaque être humain , inscrit dans chacune des cellules de notre corps, et contient notre histoire, celle de nos générations précédentes, de notre espèce, celle de notre environnement et de son évolution, jusqu'au début de la création.
 Il se découvre par la transcendance, l'intériorisation, la connaissance de soi et des instances profondes duales qui nous habitent, à partir desquelles s'érigent tous les comportements que l'on attribue en général à notre conscience neuronale.
Ces connaissances établies donc sur le mode « intuitif » depuis la nuit des temps ont dominé l’instinct créatif de l’individu qui a cherché à reconnaître dans le monde formel les effets d’un tel mécanisme et n’a pu que constater que son universalité s’étend non seulement dans la structure mentale, mais dans toutes les sphères qui incluent le phénomène de la vie. Désormais le cosmos n'était pas que matière, mais possésait aussi un mental et un réservoir d'intentionalités tout comme l'humain, le microcosme!
Dans l’occident scientifique, le cheminement inverse a été accompli, c’est à dire qu’il a cherché dans le « parcellaire » les lois qui pourraient lui permettre d’approcher le tout,  mais il existe une frontière infranchissable à la forme analytique de la pensée qui est la perception des frontières de l’infini. C’est dans ce domaine que l’art se substitue à la science !

Il s'agît de ce que l'on a appelé la Gnose, la connaissance de la connaissance; la conscience de la conscience ou en d'autres termes, la psychologhie transpersonnelle ou transcendantale.
Ce n'est pas en accumulant des connaissances que l'on acquiert  cette Gnose, mais par l'exploration de notre âme, par l'examen et l'interprétation intuitive du ressenti, par la prise en compte de notre milieu intérieur, notre premier espace de liberté...Elle n'est pas un objet , mais un engagement initiatique à Soi qui demande une véritable renaissance.
La psychologie transpersonnelle ou transcendantale fût initiée par C.G.Jung qui fut aussitôt suivi par une longue liste de chercheurs,  qui sont à l'origine de la psychologie humaniste moderne.
Il s'agit de reconnaître que ce que nous sommes ne se limite pas à notre personnalité et que nous pouvons aller beaucoup plus loin dans notre développement  personnel que l'identification égoïque.  il fût utilisé pour la première fois par C. G. Jung dans un article daté de 1917 qui titrait: "The Personal and the Collective (or Transpersonal) Unconscious". Quelques décennies plus tard, dans les années 60, Abraham Maslow, Stanislav Grof et Antony Sutich utilisèrent le terme "transpersonnel" pour décrire une nouvelle branche de la psychologie qui intégrait leur compréhension des traditions mystiques orientales en relation avec la psychologie humaniste dont ils étaient des figures de proues.

Remarque:
Nous recommandons au lecteur d'avoir recours à WIKIPEDIA pour les précisions concernant les auteurs que nous citons ici et certaines notions que nous ne pourrions pas développer par manque de temps.

Nous ne pourrions pas aborder ce chapitre sur la santé holiste sans auparavant reconsidérer certains dogmes de la pensée scientifique moderne, en nous éloignant du paradigme newtonien-cartésien dans lequel la médecine s'est enfermée en ne donnant priorité qu'au savoir accadémique, ne considèrant la santé que sous l'angle du courant mécaniciste.
Il ne s'agît pas ici de critiquer et de remettre en cause les connaissances acquises au profit de la santé depuis 100 ans, et chacun doit porter le plus grand respect vis-à-vis des connaissances acquises. Ce qu'il faut dénoncer c'est la réduction de la connaissance au seul domaine de l'intellect. Cela demande quelques explications qui introduiront ici les bases de la conception holiste de l'univers qui n'est pas comme voudront le faire penser certains, qu'une métaphysique du monde.  
Elles nous amènerons à redéfinir ce qu'est La Pensée Holiste, reniée par le courant de la médecine scientifique moderne qui, lui, tient essentiellement dans la conception Réductionniste ou Mécaniciste de la santé, qui a conduit toutes les dernières générations de médecins dans l'impasse et l'illusion d'une santé réduite obstinément à l'organe, sa chimie et sa fonction. Cela a donné les méthodes allopathiques, qui, si elles ont leurs indications, ne tiennent pas compte des instances psychobiologiques archaïques qui structurent les profondeurs de l'être.
Dans le domaine de la psychiatrie le schéma est le même: 
En fait la psychanalyse de freud et de ses disciples n'a décrit ques les désordres liés à la société des 19°et 20° s, et n'a fait qu'approcher la réalité profonde, insondable et sauvage de notre être archaïque profond, et dans un verbiage gesticulatoire, n'ont pu que décrire les limites et la décadence d'une société dans ses manifestations mentales, sans remettre en question ses fondements, se référant toujours à une normalité codée et imposée à tous comme le cadre exclusif de l'unique réalité...


Loin d'un long discours, voici en bref:

 les grandes lignes de la conception holiste de l'homme et de l'univers:

La terre est un être vivant dont l’espèce humaine constitue une couche cellulaire incluse comme toute catégorie de tissus dans un contexte environnemental qui constitue une niche particulière indispensable à sa croissance et à son évolution harmonieuse.
Le corps humain est lui-même constitué par un assemblage de colonies de cellules qui se sont auto-organisées suivant le même processus lié aux lois d’homothétie interne (processus FRACTAL d'évolution de la matière) qui a procédé à la création de toutes formes observable dans la nature. Lhomme peut être comparé à un microcosme qui reproduit par analogies les mêmes processus qui régissent l’équilibre de l’univers tout entier, qui nous enseigne que le cosmos est doué comme notre milieu intérieur d'un réservoir d' intentionnalités.
Le développement des sciences humaines, avec notemment les travaux d'Abraham Maslow  a mis en évidence que chaque individu est « unique » et qu'il n'est pas possible de soigner une partie sans tenir compte de l'ensemble, de la globalité de l'être, soigner l'être sans considérer aussi le cercle qui l'entoure.
Tout cela présuppose un changement profond et global de notre façon de penser, une restructuration totale de notre monde de valeurs extérieures, monde de l’avoir et du paraître, et revenir vers des structures d’éducation qui donnent droit d’exister à ce monde intérieur des pulsions naturelles, du « ça », si longtemps confondu  à un mode immoral et pervers.
« La guérison véritable d’un être humain vient de ce qu’il reconnaît son lien avec l’arbre entier de la vie, de ce qu’il reconnaît l’unité indissociable de tout ce qui est. Le sens de la souffrance réside dans ces retrouvailles avec l’unité oubliée " ( Guy Corneau, "La guérison du coeur")...
Ne plus être la pomme au bout de la branche, mais aussi la branche, le feuillage, le tronc et les racines !

Le mental ne peut être entièrement différent de la matière et la plus grande erreur de la modernité est de l’avoir séparé de la biologie.
Le tort en effet de la pensée occidentale consiste à vouloir ignorer la structure mentale du monde : La psyché et la matière existent dans le même monde dans des modes différents et chacune dépend de l’autre, autrement, toute action réciproque serait impossible.
Plus la recherche progresse et plus nous devrons  arriver à un accord ultime entre les concepts physiques et psychologiques et ce lien peut être révélé par la Gnoséologie , l’observation de la conscience en tant qu’organe possédant une structure et des fonctions.
La physique révèle peu à peu le psychologique, qui lui-même révèle peu à peu le philosophique.

Au niveau subatomique, les chercheurs découvrirent que la matière n’existe pas avec certitude à des places définies, mais manifeste plutôt une « tendance à exister », et les événements atomiques ne surviennent pas avec certitude, mais manifestent plutôt des « tendances à survenir ». Dans la formulation de la théorie quantique, ces tendances sont exprimées comme des probabilités et sont associées à des quantités mathématiques qui prennent la forme d’ondes.

La théorie quantique révèle ainsi l’unicité de l’univers[1]. Plus que dans les autres domaines de la science, elle nous a permis de comprendre enfin le concept de la contiguïté des extrêmes. Elle nous montre que nous ne pouvons décomposer le monde en ses plus petites unités existantes, et que les distinctions faites entre la matière et l’énergie, l’espace et le temps sont des concepts paradigmatiques propres à la vision empirique et linéaire de la pensée occidentale.

D’ailleurs, la physique moderne a confirmé de façon spectaculaire l’une des idées de base de la spiritualité extrême-orientale: Tous les concepts que nous employons pour décrire la nature sont limités, ce ne sont pas des caractéristiques de la réalité comme nous avons tendance à le croire, mais des créations de l’esprit, parties de la carte et non du territoire.
Ce que nous percevons de la réalité ne sont que des facettes que l’on nomme réelles. Elles sont différentes pour chacun de nous. De ce fait nous ne pouvons tendre qu’à l’intersubjectivité et non à l’objectivité. Toutes les fois que nous élargissons le domaine de notre expérience, les limitations de notre pensée rationnelle deviennent évidentes et nous devons modifier, voire abandonner, certaines de nos conceptions de  l’univers.
En effet, ces mécanismes qui se produisent au niveau infinitésimal de la matière en frisant l’irrationnel, sont à l’origine de l’existence des macrosystèmes et de tous les phénomènes qui leurs sont rattachés…A la racine de tous les phénomènes connus, y compris psychiques, se trouve la même « structure » vibratoire…

La gnoséologie ou l’étude phénoménologique de la conscience[2] s’oppose radicalement à l’idée que face au vivant, le monde ne propose qu’un « arrière- plan » statique comme le prétendent des chercheurs aussi renommés que Jacques Monod[3], et se soit constitué à partir d’une « bouillie » de structures primaires « subissant » les effets des rencontres des atomes et des molécules par simples jeux d’affinités,  dont le hasard serait le seul moteur universel structurant, représentant ce que nous décrirons comme le paradigme de la science moderne qui rejette d’un bloc tout recours à une explication animiste de l’univers.

Nous voyons combien le langage lui-même devient un obstacle, les mots ne désignant que des finalités.

La physique et la psychologie transpersonnelle ont atteint toutes les deux un point où le langage ne fournit plus aucune information pour la raison bien simple que la nature absolue de la réalité est au-delà de toute description verbale.

Car il se trouve que la physique nouvelle aboutit comme dans les traditions orientales à cette insuffisance du langage, et dans tous les domaines des extrêmes les chercheurs modernes ont été unanimes sur ce point: Que ce soit dans l’ordre implicite de David Böhm, de la relativité d’Einstein ou des fractals de Mandelbrot, leur conclusion ultime reste la même: Les « réalités » que décrivent les théories ne peuvent être saisies par notre conscience « ordinaire ».

En fait, la tâche de la science consiste à expliquer le « comment des choses », les manières et les moyens par lesquels les phénomènes ont pu se produire. Mais elle n’est pas à même de répondre au « pourquoi » des choses, et d’établir des relations causales qui sortent justement du domaine de la raison  (donc de la science analytique) pour prendre une connotation philosophique et tournure d’hérésie pour le clergé de la chapelle scientifique moderne qui voudrait imposer ses lois et sa morale au monde en expliquant que celui-ci n’est que contingences et soumis aux lois du hasard.

La physique quantique, nucléaire, aussi bien que l’astrophysique et la psychologie ne cessent de se rapprocher, et toutes semblent bénéficier des mêmes supports cosmiques car les similitudes de fonctionnement à quelques nuances près  entre ces différentes sphères de la science sont de plus en plus évidentes aux yeux des chercheurs, même si la science « officielle » semble «snober» ces ultimes découvertes  dont la société moderne devrait pourtant être la première à bénéficier.

Indépendamment les unes des autres, et à partir d’horizons opposés, elles pénètrent incontournablement le territoire  transcendantal…


 Lire la suite:  Les anciennes fondations


1] Pour l’astrophysicien D. Bohm,, l’Univers serait un immense hologramme, chaque galaxie, comme chaque atome, refletant la totalité de l’Univers.  Le Cosmos pourrait être une structure infinie d’ondes où tout est lié à tout, où être et non-être, esprit et matière, ne seraient que des manifestations différentes d’une même réalité profonde animée d’un flux permanent de transformations, qu’est la Vie.

On retrouve les conceptions de l’hindouisme (création, destruction, renaissance...), de l’ordre sénaire des philosophes, des éléments de la physique quantique et aussi des mathématiques fra ctales. Pour le physicien Bohm, l'approche fractale de la structure sénaire permet de définir un état particulier, que l'on peut appeler, par référence aux sciences physiques L'expérience cruciale

Suivant Bohm, le monde matériel, tel que nous le percevons à travers nos sens et avec l'aide d'instruments variés qui étendent la portée de nos organes sensoriels, est seulement un aspect de la réalité qu'il appelle l'ordre déplié ou développé. La matrice qui le génère, c'est-à-dire l'ordre implié ou inveloppé, n'est pas normalement accessible aux sens ni à l'investigation scientifique directe ; en plus Bohm insiste sur la nature dynamique et le flux continu de l'Univers. A la fois la mécanique quantique et la théorie de la relativité impliquent clairement que la relativité doit être comprise, non comme un assemblage d'objets ou entités séparées, mais comme un processus de plénitude indivise en état de flux et de changement constant. Pour ce chercheur, n'importe quel événement, objet ou entité, observable et descriptible, quel qu'il soit, est abs-trait, d'un flux uni, indéfinissable et inconnu, le holomouvement.

2]Qui est la seule « philosophie du réel ».

3] Jacques Monod reçu le prix Nobel de physiologie et de médecine en 1965 partagé avec André Lwoff et François Jacob. Il est l’auteur de « Le hasard et la nécessité » dans lequel il fait une véritable apologie du hasard qui suscita une vive polémique dans le milieu scientifique entre les deux courants majeurs de la philosophie des sciences : Holisme et réductionnisme.