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La pollution dans les caraïbes

  La pollution sous les tropiques n'est malheureusement plus une menace mais une triste réalité: Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, nous nous étions crus à l'abri de tous les déboires dus au déséquilibre global, comme si nous étions sur une autre planête.
  Mais depuis un certain nombre d'années, on peut constater une dégradation sévère de la qualité de vie de nos habitants des iles, en même temps que se révêlaient les scandales liés à l'utilisation des produits agricoles phytotoxiques.
 Pourquoi tant de gens souffrent d'obésité, de diabète, d'hypertension, de prostatisme, d'allergies, d'asthme, de troubles du comportement etc?...et au pire, d'une baisse générale de leur quotien intellectuel, ce qui semble être une des conséquences les plus évidentes d'une nourriture carencée et toxique.
La cause initiale de tous ces dysfonctionnements n'est pourtant pas éloignée de l'individu: Il s'agît avant tout d'une certaine façon de penser dans laquelle la sagacité et les choix personnels ne sont pas engagés.

Peut-on s'en étonner quand on constate l'énorme pression de la publicité qui entre au coeur de nos foyers, conditionnant surtout les enfants et leurs parents hélas, à consommer une quantité de produits nouveaux liés à un mode de vie hors nature, dont la composition est révélée par des noms étranges desquels la signification échappe à la plupart des consommateurs, et même à beaucoup de spécialistes: Additifs, colorants, édulcorants, acidifiants, graisses hydrogénées,...sans parler des OGM qui seront examinés dans un prochain chapitre.
  Les caraïbes semblent être devenues un terrain de prédilection pour toutes les maladies nouvelles dites orphelines ou auto-immunes.
  Nous constatons un nombre de plus en plus croissant de scléroses en plaque,
de fibromyalgies, de polyarthrites évolutive chroniques, d'autismes, de périartérites noueuses qui sont les révélateurs de dysfonctionnements du système immunitaire global, etc..etc...Nous pouvons nous demander si la recherche d’une santé facile, « magiquement »  entretenue par des produits issus de la chimie ne dégénère pas rapidement en aberration mentale.

N'est-ce pas illusoire de proclamer que l'état de santé actuel est le meilleurs qui ait régné au cours de l'Histoire, lorsqu'un nombre toujours croissant d'individus doit avoir recours aux drogues et aux médecins pour affronter les problèmes de la vie quotidienne?

Un bilan s'impose:

Un grand nombre de nos maladies ne sont plus d’origine naturelle, mais artificielle, fabriqués en quelque sorte par l'homme lui-même. Tels sont les cas des maladies auto-immunes, des stérilités masculines, des malformations congénitales, de la plupart des maladies cardiovasculaires, de l'obésité, de certains diabètes, des infections nosocomiales, des allergies, de l'asthme… Sur les 150 000 morts par an en France par cancer, il n'y en a que 30 000 dont le décès soit lié au tabac. Il reste donc à expliquer les 120 000 autres cas liés à notre mode de vie et à la pollution de notre environnement.

 La faim tue chaque année plus de 50 millions d'êtres humains dont 17 millions d'enfants; 55 millions d'entre eux souffrent de malnutrition. Plus d'un milliard d'hommes sont accablés par des maladies tropicales pratiquement ignorées par la recherche scientifique du Nord beaucoup plus intéressé par le cancer, le sida, les maladies cardio-vasculaires ou la poliomyélite, en raison de la loi du marché et du profit.

Quant à l’eau, les problèmes sont d’une extrême acuité :

Près d'un demi-miliard d'habitants de 31 pays, la plupart du Moyen-Orient et d'Afrique souffrent aujourd'hui du manque d'eau. Selon l'ONU, au taux actuel de croissance de la population et de ses besoins en eau douce, en 2025 la quantité moyenne d'eau douce disponible devrait chuter de 6600 à 4800 m3 par habitant et par an, soit une réduction de près d'un tiers. A cette date(novembre 2009), les experts estiment que 5 fois plus d'habitants qu'aujourd'hui seront touchés par la pénurie d'eau, ce qui représentera 2.8 milliards d'habitants soit 35% de la population estimée de la Terre à cette époque ! Aujourd'hui, en Octobre 2009 il ne reste au Kilimanjaro que 17% de sa calotte glacière! qu'en sera-t-il en 2025...et la banquise boréale?

De nos jours, plus d'un tiers de l'humanité soit plus de 2 milliards d'habitants survivent avec moins de 5 litres d'eau par jour, moins de 1700 m3 par an, c'est ce qu'on appelle le "stress hydrique ". Dans la zone qui s'étend de la Tunisie au Soudan et au Pakistan, c'est-à-dire dans plus de 20 pays d'Afrique du Nord et du Proche-Orient, chaque habitant doit se contenter en moyenne de moins de 3 litres d'eau par jour, soit moins de 1000 m3 d'eau douce par an, une situation dite de "pénurie chronique". Impossible dans ces conditions d'avoir une bonne hygiène et de vivre dans l'opulence. L'eau douce est donc une denrée rare pour des milliards d'habitants.

Dans ces pays pauvres, 4 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d'eau. Au moins 10000 enfants meurent chaque jour dans le monde pour avoir consommé une eau non potable alors que leurs maladies sont faciles à soigner.

  En Occident c'est tout le contraire; nous gaspillons généralement cette eau pourtant si précieuse. Nous consommons chacun au moins 15 à 20 fois plus d'eau que les habitants des pays sous-développés et beaucoup plus encore dans l'industrie et l'agriculture. dont, selon la FAO, l'investissement entre 1980 et 2006 est tombé de 17% à 3% alors que la population mondiale a cru pendant ce temps de 78,9 millions chaque année.

  Parallèlement, les biocarburants ont privé le monde de 100 millions de tonnes de céréales comme le maïs ou le blé qui pourraient servir à alimenter des Hommes, a-t-elle souligné alors que, selon l'agence onusienne, l'aide alimentaire internationale est tombée en 2008 à son niveau le plus bas depuis 40 ans.

 En conclusion:

Nous assistons aujourd'hui au fiasco des trois décennies de développement lancé par les Nations Unies, doublé du fiasco de ce que l'on a appelé le dialogue Nord-Sud. Nous vivons aussi la tragédie de la dette du tiers monde, de plus en plus endetté et incapable de rembourser ne fut-ce que les intérêts de sa dette.

Les accords de Kyoto ne sont pas appliqués et maintenant voici l'échec de Copenhagues!

Sur un autre plan, la crise se traduit par des problèmes comme celui de la corruption du monde politique, de la drogue, de la délinquance et de la violence aveugle, de l’isolement des vieillards pour ne pas dire leur élimination du groupe « actif » et ce par le biais des institutions, des suicides qui ne sont jamais aussi nombreux que là où le produit national brut est le plus élevé.

La tendance d'une certaine pensée en Occident qui a considéré les êtres vivants comme des machines et a sacralisé la tendance « égoïque » de l’avoir au dépend de celle « écoïque » de l’être, est responsable de cette immense crise qui touche à toutes les strates de la sphère humaine causant le désarroi des hommes qui répondent par des actions aux couleurs du chaos qui les habite.

C'est le problème du mal de vivre qui affecte la société de consommation et touche plus particulièrement sa jeunesse. Savoir se vendre est devenue une valeur majeure confondue au savoire-Vivre, au détriment du savoir-Être, et celà leur est enseigné à l'université.

Il s'agit d'une crise complète, multidimensionnelle qui touche chaque aspect de notre vie, notre santé, nos moyens d'existence, la qualité de notre environnement, nos relations sociales, notre économie, notre technologie et surtout la mentalité des hommes politiques, ces hommes ordinaires qui construisent une société ordinaire selon Young!

Pour la première fois, nous sommes véritablement confrontés à une menace d'extinction de la race et de toute la vie sur cette planète... près d’un milliard de personnes sont sous-alimentées. Près de 50% de la population mondiale n'ont pas accès aux services professionnels de soins; 30% de l'humanité manquent d'eau potable, alors que la moitié de nos scientifiques et de nos ingénieurs consacrent leurs recherches à la technologie de la production des armes....


Sous les yeux d'une population "stupéfiée" par la brutalité et la rapidité des inovations modernes surtout dans le domaine de la technologie, vivant au quotidien dans une quête d'un bonheur situé quelque part dans un hypothétique "ailleurs", ce qui a poussé certains spécialistes à parler de "peuples schyzophrènes", la nature dans les Antilles françaises agonise inexorablement et va à sa perte:
Tous les domaines environnementaux sont touchés, même l'air que nous respirons n'échappe pas  à la règle; Mais aux Antilles françaises,  le mot d'ordre populaire n'est pas à l'écologie mais à la consommation.
Toute attitude contraire est assimilée à de la régression, et tout dissident est frappé d'exclusion.
Comme du temps de Bernays aux USA dans les années 20, les médias ne font pas seulement de la publicité: elles édictent les goûts, les tendances, les désirs de la population selon des méthodes dignes de la plus pure propagande Nazi.
Hélas ce sont des procédés sophistiqués qui agissent directement sur l'inconscient collectif et l'homme du commun ne sait pas que ses choix lui sont dictés.

Pollution des mentalités:
Les ombres d'un passé douloureux commencent seulement à s'estomper que déjà se dessine à l'horizon de nos populations un autre défi majeur: comment faire face, pour le bénéfice des nouvelles générations, à la grave dégradation des terres cultivables, la mauvaise qualité des aliments issus de l'industrie moderne, de l'action pernicieuse de la propagande des trusts alimentaires qui créent sans cesse de nouveaux modes alimentaires   induisant des comportements  érigés par les nécessités économiques de la compétition internationale.
Malheureusement les représentants politiques sont piégés et se retrouvent démunis face aux pouvoirs financiers et au nouvel ordre économique mondial.
De ce fait, la pensée unique a relégué au folklore toutes les valeurs éthiques et rurales qui constituaient jusqu'alors les fondements de la société antillaise.
Aujourd'hui, l'antillais est poussé par toutes les manigances et les stratégies inimaginables, à la surconsomation; il est devenu boulimique de tout, et ses désirs se sont transformés en besoins par un tour de magie insoupçonnable du commun des mortels, une psychologie de masse savemment élaborée au cours des siècles par une minorité assoiffée de pouvoir.
Evidemment, cette catégorie ne s'attache plus comme dans le passé colonial à la couleur des individus, ni à leur rang social;
Il s'agît d'un comportement archaïque atemporel réactivé par la pensée politique et économique mondiale qui réduit la vertu à ce que possède l'individu, au pouvoir de l'argent.
Notre société est victime de l’idéologie individualiste qui en bâtit les fondements, éliminant les structures imaginaires et symboliques de notre inconscient collectif.
L'homme y est d'abord matérialiste et individualiste. Il se réalise désormais dans la compétition, la concurrence.
L'équilibre social est devenu le produit des affrontements d'intérêts individuels, s'ajoutant à une plus grande maîtrise de la nature exploitée à grande échelle, et les nouvelles techniques de communication permettent la "prise en otage" de l'inconscient collectif par l'action pernicieuse de campagnes publicitaires de plus en plus intrusives au sein des foyers.
Les lois de l’économie, cette « science des sciences » qui les domine toutes par son polymorphisme, ont supplanté les lois de l’écologie humaine. Elle a vassalisé à l’aide de la technologie les vastes secteurs-clés de la société que sont l’alimentation et la santé, et par la force des choses, les politiciens en sont devenus les grands prêtres !

quelques liens édifiants:

Chlordécone, une bombe en Guadeloupe - Info - Guadeloupe - RFO
Les martiniquais cultivent la pollution | ConsoDom
Dossier > La pollution industrielle